Dans notre magnifique territoire, la préservation de l’environnement, les paysages, le patrimoine naturel, constituent une priorité. Plus qu’un inventaire de la biodiversité, l’Atlas de la Biodiversité constitue également un outil de diagnostic, pour intégrer les enjeux biodiversité dans les réflexions et les stratégies d’aménagement du territoire.

Soyons tous acteurs pour sauvegarder la biodiversité. Les observations des citoyens sont essentielles à la connaissance scientifique, elles permettent de collecter de nombreuses données, que les chercheurs ne peuvent pas obtenir seuls.

Portrait du Faucon pèlerin
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Le Faucon pèlerin est un rapace diurne de taille modeste. Il se caractérise par un corps puissant et fuselé, à large poitrine. Comme les autres faucons, sa tête présente deux tâches noires sur les joues, dénommées « moustaches », qui contrastent avec la gorge et la poitrine blanches. Ses proies sont surtout composées d’oiseaux qu’il capture après un vol en piquée très spectaculaire.
Habitat et répartition en France
Il niche essentiellement sur des falaises et, de façon plus rare, sur des arbres ou des bâtiments élevés. En France, le Faucon pèlerin est donc particulièrement représenté dans les massifs montagneux et les falaises côtières ; il est principalement présent au sud d’un axe Ardennes/Pays-Basque et recolonise progressivement les côtes normandes.
Une espèce emblématique autrefois menacée
Espèce emblématique du temps des dynasties égyptiennes (Dieu Horus) et joyau de la faune française, les populations de ce faucon ont très fortement diminué dans les années 1960-1970 (-90%), en particulier, du fait de l’emploi du produit phytosanitaire DDT en agriculture. Le Faucon pèlerin a bel et bien failli disparaître de notre patrimoine !
Un retour encourageant mais fragile
Depuis l’interdiction de ce produit et la protection légale de l’espèce dans les années 1980, elle se porte mieux, retrouvant quasiment ses effectifs d’antan (1 600 couples en 2010), et l’espèce colonise à nouveau les régions d’où elle avait disparu, voire des départements où elle n’était pas connue. Mais les effectifs restent faibles et la population fragile, soumise à de nombreuses pressions comme le développement des sports de nature (escalade, vol libre) et le dérangement sur les sites de nidification, le prélèvement d’œufs ou de jeunes par des collectionneurs ou trafiquants, le développement de nouvelles molécules chimiques…
Les villes, nouveaux refuges pour le Faucon pèlerin
Les villes sont devenues des terres d’accueil, en particulier les grands bâtiments comme les cathédrales, où l’oiseau trouve des conditions similaires à ses habitats originels, les falaises rocheuses. Le rapace s’est ainsi installé sur la cathédrale d’Albi, de Rodez, de Villefranche-de-Rouergue… pour ne citer que les localisations les plus proches de chez nous.
Instants saisis du faucon pèlerin !
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Une installation de nichoirs à Auch pour favoriser la nidification : Un espoir pour la ville
C’est pourquoi, la Ville d’Auch, avec le concours des Architectes des Bâtiments de France et la LPO Gers, a installé des nichoirs sur la cathédrale Sainte-Mairie et la Tour d’armagnac, où l’espèce est régulièrement observée. Nous pouvons espérer l’installation d’un couple sur la ville, ce qui constituerait la première localité connue de nidification de ce rapace dans notre département, même s’il est possible de l’observer çà et là, été comme hiver. Au-delà de l’objectif d’effarouchement des pigeons, cela pourrait permettre de contribuer à la préservation de ce magnifique rapace et donner l’occasion de sensibiliser les auscitains à la beauté de nos amis ailés.
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La Délégation Gers de la LPO Occitanie
L’Atlas de la Biodiversité intercommunale du Grand Auch Cœur de Gascogne
Pour préserver et valoriser la richesse naturelle de l’intercommunalité