Dans notre magnifique territoire, la préservation de l’environnement, les paysages, le patrimoine naturel, constituent une priorité. Plus qu’un inventaire de la biodiversité, l’Atlas de la Biodiversité constitue également un outil de diagnostic, pour intégrer les enjeux biodiversité dans les réflexions et les stratégies d’aménagement du territoire.

Soyons tous acteurs pour sauvegarder la biodiversité. Les observations des citoyens sont essentielles à la connaissance scientifique, elles permettent de collecter de nombreuses données, que les chercheurs ne peuvent pas obtenir seuls.

Cycle de développement de la chenille processionnaire du pin:
La phase aérienne
Au début de l’été, les papillons mâles et femelles sortent de terre, généralement la nuit, pour s’accoupler. Après cela, chaque femelle pond entre 70 et 300 œufs sur les aiguilles de pins.
L’espèce affectionne particulièrement certains résineux comme le pin maritime, le pin parasol, le pin sylvestre, le pin noir d’Autriche, le pin laricio ou encore le pin d’Alep.
Les œufs éclosent 30 à 45 jours après la ponte. Les jeunes chenilles commencent alors à se nourrir des aiguilles, ce qui peut fragiliser les arbres.
Au cours de leur développement, elles passent par cinq stades larvaires. À partir du troisième stade, elles développent des poils urticants contenant une toxine appelée thaumétopoéine. Ces poils constituent un moyen de défense très efficace, mais aussi un risque pour la santé humaine et animale.
À l’automne, les chenilles construisent un nid de soie blanc et dense, visible dans les arbres. Elles y passent l’hiver et sortent principalement la nuit pour continuer à se nourrir, lorsque les températures sont suffisamment douces.
Ces chenilles sont très grégaires : elles vivent en groupe et communiquent grâce à des phéromones, ce qui explique leurs déplacements en file indienne caractéristiques.
Un risque pour la santé
Les poils urticants peuvent se détacher et être transportés par le vent. Ils peuvent provoquer :
Il est donc fortement déconseillé de manipuler les chenilles ou leurs nids.
La phase souterraine
La phase souterraine débute au tout début du printemps. À cette période, les chenilles quittent leur nid pour descendre au sol en procession : c’est ce que l’on appelle la procession de nymphose. Ce moment est particulièrement stratégique, car il permet de les piéger efficacement en installant un éco-piège autour du tronc. Ce dispositif, souvent constitué d’un sac contenant de la terre, attire les chenilles et les empêche de poursuivre leur descente (consultez le tutoriel de fabrication ci-dessous pour plus de détails).

Cependant, si ce dispositif n’a pas été installé, les chenilles poursuivent leur descente jusqu’au sol. Elles recherchent alors un endroit bien exposé au soleil, s’enfouissent dans la terre, puis tissent un cocon dans lequel elles se transforment en chrysalides.
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Cette phase souterraine peut durer de quelques mois à plusieurs années, parfois jusqu’à cinq ans, en fonction des conditions climatiques. Enfin, lorsque les conditions estivales deviennent favorables, les papillons émergent du sol… et un nouveau cycle recommence.
Un phénomène en expansion
La présence de la chenille processionnaire est fortement influencée par le climat. Les hivers doux favorisent sa survie, ce qui explique son expansion progressive vers le nord ces dernières années.
Impact et régulation
Bien qu’elles puissent provoquer une défoliation importante des pins, les arbres ne meurent pas toujours mais sont affaiblis.
Dans la nature, la chenille processionnaire possède des prédateurs, comme certains oiseaux (notamment les mésanges…),les chauves-souris ou encore des insectes parasitoïdes.
En cas de contact avec cette chenille, il est recommandé de solliciter le Centre Anti Poisons :
Pour limiter la prolifération de cette espèce invasive des solutions écologiques existent :

(INRAE, 2008) Colloque « Insectes et changement climatique »
4 minutes pour comprendre la PROCESSIONNAIRE du pin
L’Atlas de la Biodiversité intercommunale du Grand Auch Cœur de Gascogne
Pour préserver et valoriser la richesse naturelle de l’intercommunalité