Dans notre magnifique territoire, la préservation de l’environnement, les paysages, le patrimoine naturel, constituent une priorité. Plus qu’un inventaire de la biodiversité, l’Atlas de la Biodiversité constitue également un outil de diagnostic, pour intégrer les enjeux biodiversité dans les réflexions et les stratégies d’aménagement du territoire.

Soyons tous acteurs pour sauvegarder la biodiversité. Les observations des citoyens sont essentielles à la connaissance scientifique, elles permettent de collecter de nombreuses données, que les chercheurs ne peuvent pas obtenir seuls.

Souvent confondus avec les Pipistrelles, pourtant la Sérotine commune (Eptesicus serotinus) se reconnait par sa plus grande taille et son vol plus lent et à son pelage brun foncé sur le dos et jaunâtre sur le ventre. Il est possible de rencontrer ce petit animal tout au long de l’année, hormis pendant la période d’hibernation.
La Sérotine commune est une espèce anthropophile c’est-à-dire qu’elle s’est adaptée à l’humain et qu’elle peut fréquenter les villes et villages pour réaliser son cycle de vie. Ainsi, ce mammifère insectivore chasse aussi bien les forêts que dans les parcs et jardins.
La Sérotine commune est une espèce anthropophile, c’est-à-dire qu’elle s’est adaptée à la présence humaine et qu’elle peut fréquenter les villes et les villages pour réaliser son cycle de vie.
Ce mammifère insectivore chasse aussi bien dans les forêts que dans les parcs et les jardins, mais sa proximité avec l’Homme ne se limite pas à ses territoires de chasse. La Sérotine commune affectionne également les infrastructures humaines pour y trouver des gîtes d’hibernation et des maternités.
Elle peut ainsi utiliser différents types de refuges, notamment :
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Très fidèle à ses gîtes, la Sérotine commune peut revenir chaque année au même endroit si elle n’est pas dérangée. Toutefois, il n’y a pas de risque de surpopulation : les chauves-souris ont généralement une faible capacité de reproduction, avec le plus souvent un seul petit par femelle et par an.
Lorsque les conditions hivernales sont particulièrement rigoureuses, la Sérotine commune peut également rechercher des abris plus protégés, notamment dans les fissures et cavités à l’entrée des grottes, des caves ou des anciennes mines.
Chez la Sérotine commune, l’accouplement a principalement lieu en septembre et en octobre. Après une période de gestation décalée par l’hibernation, la mise bas intervient généralement à la mi-juin.
L’hibernation correspond à la période hivernale, lorsque les températures diminuent et que les insectes, dont se nourrissent les chauves-souris, se font plus rares.
Pour économiser leur énergie, les chauves-souris recherchent alors des endroits abrités et entrent dans un état de repos prolongé. Leur activité et leur température corporelle diminuent, ce qui leur permet de dépenser beaucoup moins d’énergie durant cette période où la nourriture est difficile à trouver.
Au printemps et en été, les femelles se regroupent dans des maternités afin de mettre bas et d’élever leurs petits.
Ces regroupements peuvent rassembler seulement quelques individus, mais également plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de femelles selon les espèces. Ces rassemblements jouent un rôle important dans la reproduction et permettent aux femelles d’élever leurs petits dans des conditions favorables et relativement sécurisées.
En raison de sa proximité avec les habitations et les activités humaines, la Sérotine commune est particulièrement sensible aux changements que nous apportons à notre environnement.
Plusieurs de nos pratiques peuvent ainsi représenter des menaces pour cette espèce :
La préservation des gîtes existants et la prise en compte des chauves-souris lors des travaux de rénovation ou d’abattage des arbres sont donc essentielles pour permettre à la Sérotine commune de continuer à vivre à proximité de nos habitations.
La Sérotine commune est un mammifère insectivore. Elle chasse principalement en vol, à la tombée de la nuit.
Son régime alimentaire se compose notamment de Coléoptères et de papillons de nuit, qu’elle capture directement dans les airs grâce à son écholocation.
En consommant une grande quantité d’insectes, les chauves-souris jouent ainsi un rôle important dans les écosystèmes, y compris dans les milieux urbains et périurbains.
Pour préserver les chauves-souris, il faut d’abord apprendre à les connaître et à les observer. Si vous avez la chance d’accueillir des chauves-souris chez vous ou à proximité, quelques gestes simples peuvent contribuer à leur protection.
La protection des chauves-souris passe également par des actions collectives. Pour aller plus loin, vous pouvez contacter votre mairie ou votre syndicat afin de proposer des mesures favorables à la biodiversité, comme la mise en place d’horaires d’extinction de l’éclairage nocturne ou une gestion plus adaptée et plus écologique des espaces verts.
Chaque geste compte : en adaptant nos pratiques, nous pouvons permettre aux chauves-souris de continuer à trouver des refuges, de la nourriture et des espaces de chasse à proximité de nos habitations.
Crédit photos :
©CEN
©Biodiversité Grand Auch
L’Atlas de la Biodiversité intercommunale du Grand Auch Cœur de Gascogne
Pour préserver et valoriser la richesse naturelle de l’intercommunalité